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- Les Saintlouviens sont... formidables !
Les fêtes d’autrefois
Au XIXe siècle, la musique occupait une place importante dans les loisirs populaires. On y donnait même la sérénade… Jusqu’au début du XXe siècle, des danses comme le quadrille ou la polka s’exécutaient souvent déguisé et masqué.
Ensuite, la fête eut lieu dans des guinguettes et des cafés, qui faisaient danser à la viole mécanique. Il fallait donner un sou pour faire tourner le rouleau à musique.
Après la guerre des orchestres jouaient des valses, des javas puis les premiers charlestons et tangos bien que la bourrée n’ait pas totalement disparu.
La jeunesse connaissait par cœur les dates de toutes les fêtes de la région qui débutaient au premiers jours de mai et s’étalaient jusqu’à l’automne.
Il y avait aussi des manèges et des artistes se déplaçaient de village en village. Ils s’y entendaient pour attraper le public. Pour preuve les deux scènes suivantes :
Des filles se tenaient sur l’estrade d’une baraque foraine où la "patronne-matrone" criait : « venez voir le ratapoil de la belle Eugénie » en désignant une des filles qui répondait : « oi quicom de bèn » (je suis quelqu’un de bien). Et tous les hommes se précipitaient à l’intérieur pour observer à leur grande déconvenue… un rat à poils.
Une autre fois, tout aussi malin, un homme proposait une pièce intitulée « L’usse et l’autruche ». Quand le rideau se levait, les spectateurs ébahis voyaient… un type qui tirait sur son œil en soulevant la paupière disant : « voici l’usse et l’autre usse », l’usse en patois signifiant la paupière…
Un autre encore, organisait des tombolas. Premier prix : un cochon. Deuxième prix : une paire de souliers. Le cochon était en pain d’épice et les souliers étaient « deux sous liés » !